Archives par mot-clé : église



Intégrité et falsification de la doctrine… – Tertullien

      De même que la falsification de la doctrine ne peut réussir sans la falsification des instruments de la doctrine, de même l’on ne peut arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens de l’enseigner.

Tertullien (+ vers 220)
Traité de la prescription



Procession de la Fête-Dieu

Procession de la Fête-Dieu à Gomelange
célébrée par le Père Robert Gurtner

      Procession de la Fête-Dieu à Gomelange; Communauté de paroisses St Wendlin au pays de Nied.

      C’est sous un beau soleil que le Père Robert Gurtner dont c’était le 18è anniversaire de son ordination a célébré cette procession. Prières et chants ont résonné tout au long du parcours. Après la procession, le Père Robert Gurtner explique le sens que revêt cette démarche.



Caritas Bangladesh – Interview de M. Francis ATUL SARKER

Caritas Bangladesh – Interview de M. Francis ATUL SARKER – Directeur des projets de développement.

Dans le cadre de sa campagne Action Internationale, le Secours Catholique de Moselle et de Lorraine a invité M. ATUL SARKER directeur des projets de développement de Caritas Bangladesh.



La vie monastique à Solesmes

Vous pouvez écouter cette conférence donnée par Dom Thierry Gamelin, moine de l’Abbaye Saint Pierre à Solesmes, à l’occasion du millénaire de la fondation de l’Abbaye.

Écouter (Streaming) la conférence

Télécharger le mp3 (clic droit puis « enregistrer la cible »…)

Cette conférence a été donnée à Notre-Dame du Chêne, le jour de l’assemblée générale de l’Association de gestion.

La conférence elle-même dure quarante minutes. Elle est suivie, sur le même fichier audio de vingt-cinq minutes de réponses aux questions.



Ce que l’Église offre – Mgr Daniel Pezeril

      L’Église de Jésus n’a rien d’autre à vous offrir que la foi, la charité et l’espérance des premiers disciples. Ceux-ci vivaient à une époque plus dure encore que la nôtre. Ils étaient de petites gens. Ils n’ont pas transformé le monde à la manière des politiques, des savants ou des philosophes. Ils ont fait bien davantage, ils lui ont annoncé le salut, parce que l’Évangile leur a appris ce qu’il y a dans le coeur de l’homme.

      Mes frères, vous êtes aujourd’hui le sel de la terre. C’est à vous de révéler, à ceux qui vous entourent et pour qui tout est fade, le goût divin de l’existence humaine. Nul ne peut vous remplacer. Vous êtes le peuple de Dieu, vous apporterez votre témoignage à la manière du peuple, sans bruit, ensemble, fraternellement.

      L’Église de Jésus vous appelle chacun à devenir des saints. C’est à ce signe d’abord que vous la reconnaîtrez. Elle vous demande d’être pauvres, miséricordieux, véridiques, purs, artisans de paix et de justice. À temps et à contretemps, elle vous rappelle que rien dans vos coeurs n’est au-dessus de l’amour de Dieu. Et elle vous dit qu’elle ne peut rien pour vous en dehors de Jésus, le Fils de Dieu fait homme, mort pour tous, ressuscité le troisième jour, dont l’Esprit nous fait revivre et qui, de toute race, de toute nation, de toute classe, nous rassemble dans le partage de son corps et de son sang, avant qu’il ne revienne à la fin du monde.

      Telle est l’Église aujourd’hui

Mgr Daniel Pezeril (+ 1998)



Sermon aux néophytes – St Jean Chrysostome

Sermon aux néophytes – Saint Jean Chrysostome

      Veux-tu connaître la puissance du sang de Jésus-Christ? Revenons à la figure qui l’annonce, aux événements anciens qui se passèrent en Égypte, et que raconte l’Écriture. A cette époque Dieu a voulu envoyer la dixième plaie aux Égyptiens et frapper la nuit tous les premiers-nés, vers minuit, parce qu’on retenait par force son premier-né, le peuple élu.

      Pour ne pas frapper le peuple juif en même temps que les Égyptiens – les deux habitant le même pays – il donna un signe distinctif, un signe merveilleux pour que tu discernes la puissance de la vérité signifiée. Déjà la colère de Dieu menace et l’on redoute l’ange exterminateur qui doit visiter toute demeure. C’est à ce moment que Moïse donne l’ordre: « Immolez un agneau d’un an, sans défaut, et de son sang marquez vos portes. » (Exode, 12, 7) Comment? Le sang d’un agneau peut-il sauver des hommes doués de raison? Certainement pas en tant qu’il est du sang, mais parce qu’il figure le sang du Maître. La statue de l’empereur inanimé et sans vie donne abri, selon le droit antique, à tout homme vivant qui s’y réfugie, non point parce qu’elle est en fonte, mais parce qu’elle représente l’empereur. Il en est de même du sang inanimé et sans vie de l’agneau, il peut sauver des âmes humaines, non point parce qu’il est du sang, mais parce qu’il figure le sang du Christ. L’ange exterminateur en voyant le sang de l’agneau sur les portes passait et n’osait pas entrer, à plus forte raison l’ennemi se tiendra-t-il à distance en apercevant non le sang de l’agneau aux linteaux des portes, mais le sang véritable du Christ aux lèvres des fidèles, aux portes des temples vivants de Dieu? Si l’ange craignait déjà la figure, à plus forte raison le démon fuit-il la réalité!

      Veux-tu connaître encore mieux la puissance du sang du Christ, souviens-toi de son origine. Il a coulé du côté du Maître en croix. Quand Jésus eut expiré, encore en croix, raconte l’Écriture, un soldat vint et lui ouvrit le côté avec une lance. « Il en coula de l’eau et du sang » (Jean, 19, 34). L’eau symbolise le baptême, le sang est la figure de l’Eucharistie. Voilà pourquoi il est écrit: il coula du sang et de l’eau, mais d’abord de l’eau, puis du sang. Nous sommes d’abord lavés dans le baptême, puis gratifiés du sacrement eucharistique.

      La lance du soldat ouvrit le côté et brisa le mur du temple saint. Voici, j’y ai trouvé un trésor de grâce. Il en fut de même de l’agneau pascal. Les Juifs immolaient l’agneau, et nous, nous avons cueilli le fruit de la figure: Du côté coula du sang et de l’eau.

      Ne passe pas à pieds joints sur cet épisode, riche de significations et considère un autre mystère qui s’y cache. J’ai dit l’eau et le sang sont les symboles du baptême et de l’Eucharistie. Dans les deux sacrements, le bain de la nouvelle naissance et le mystère eucharistique qui tirent leur origine du côté transpercé du Christ, est fondée l’Église.

      De ce côté ouvert Jésus a bâti l’Église, comme Ève à tire son origine du côté d’Adam. Voilà pourquoi Paul a pu écrire: « Nous sommes de sa chair et de ses os » (Éphésiens, 5, 30), en pensant à la plaie du côté. Dieu a pris le côté du flanc d’Adam pour former la femme, le Christ même nous donne sang et eau de son côté pour former l’Église. De même que Dieu avait pris la côté d’Adam pendant qu’il dormait, en extase, de même Jésus nous donne sang et eau, après s’être endormi dans la mort. Là le sommeil d’Adam, ici le sommeil de la mort.

      Voyez donc combien le Christ est uni à son épouse. Voyez avec quelle nourriture il nous rassasie. Il est lui-même notre nourriture et notre festin. Comme une femme nourrit son enfant de son lait maternel, en quelque sorte avec son propre sang, ainsi le Christ nourrit sans cesse ceux à qui il a donné la vie de la nouvelle naissance, au prix de son propre sang.

Saint Jean Chrysostome (+ vers 407)   



Pour la réconciliation

O Dieu, Père de tous les hommes,
tu nous demandes de porter l’amour là où les pauvres sont humiliés,
la joie là où l’Église est abattue,
la réconciliation là où les hommes sont divisés.
Aide-nous donc à réconcilier
le père avec son fils, la mère avec sa fille, le mari avec sa femme,
le croyant avec celui qui ne peut croire,
le chrétien avec son frère chrétien qu’il n’aime pas.
Tu nous ouvres ce chemin
pour que le corps blessé de Jésus Christ, ton Église,
soit ferment de communion pour les pauvres de la terre
et dans toute la famille humaine.

Mère Teresa



L’ÉGLISE, VILLE DES PAUVRES – St Vincent de Paul

Tous les hommes composent un corps mystique; nous sommes tous membres les uns des autres. On n’a jamais ouï (=entendu) qu’un membre, non pas même dans les animaux, ait été insensible à la douleur d’un autre membre, qu’une partie de l’homme soit froissée, blessée ou violentée, et que les autres ne s’en ressentent pas. Cela ne se peut. Tous nos membres ont tant de sympathie et de liaison ensemble que le mal de l’un est le mal de l’autre. À plus forte raison, les chrétiens, étant membres d’un même corps et membres les uns des autres, se doivent-ils de compatir. Quoi! être chrétien et voir son frère affligé, sans pleurer avec lui, sans être malade avec lui! C’est être sans charité; c’est être chrétien en peinture; c’est n’avoir point d’humanité; c’est être pire que les bêtes (XII, 271)

St Vincent de Paul