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La soif du Christ – Ste Julienne de Norwich

      La soif spirituelle du Christ aura une fin. C’est donc que ce désir intense d’amour persiste et qu’il durera jusqu’à ce que nous en soyons témoins au jugement dernier; car les élus qui seront la joie et le bonheur de Jésus durant toute l’éternité sont encore en partie ici-bas, et, après nous, il y en aura d’autres. Il a donc une soif ardente de nous posséder tous en lui pour son bonheur – à mon avis, du moins…

      En tant que Dieu, il est la béatitude parfaite, infinie, qui ne saurait être augmentée ni diminuée. Mais, par son humanité, il a voulu souffrir toutes sortes de douleurs et mourir… Maintenant, en tant qu’il est notre Tête, le Christ est glorifié, et il ne saurait plus souffrir. Mais, dans son corps mystique, il ne l’est pas encore complètement. Aussi éprouve-t-il toujours ce désir et cette soif qu’il ressentit sur la croix, qu’il éprouva de toute éternité, selon moi. Et ainsi sera-t-il jusqu’à ce que la dernière âme sauvée soit entrée dans la béatitude éternelle.

      Cette soif spirituelle persistera en Jésus, aussi longtemps que nous serons dans le besoin, nous attirant à sa félicité.

Ste. Julienne de Norwich (+ v. 1416)



« Heureux vous les pauvres… » – Paul VI

« Heureux vous les pauvres; le Royaume de Dieu est à vous »

      La joie de demeurer dans l’amour de Dieu commence dès ici-bas. C’est celle du Royaume de Dieu. Mais elle est accordée sur un chemin escarpé, qui demande une confiance totale dans le Père et le Fils, et une préférence donnée au Royaume. Le message de Jésus promet avant tout la joie, cette joie exigeante; ne s’ouvre-t-il pas par les béatitudes?

« Heureux, vous les pauvres, car le Royaume des cieux est à vous.
Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. »

      Mystérieusement, le Christ lui-même, pour déraciner du coeur de l’homme le péché de suffisance et manifester au Père une obéissance filiale sans partage, accepte de mourir de la main des impies, de mourir sur une croix. Mais… désormais Jésus est pour toujours vivant dans la gloire du Père, et c’est pourquoi les disciples furent établis dans une joie indéracinable en voyant le Seigneur le soir de Pâques (Lc 24, 41). Il reste que, ici-bas, la joie du Royaume réalisé ne peut jaillir que de la célébration conjointe de la mort et de la résurrection du Seigneur. C’est le paradoxe de la condition chrétienne qui éclaire singulièrement celui de la condition humaine: ni l’épreuve, ni la souffrance ne sont éliminées de ce monde, mais elles prennent un sens nouveau dans la certitude de participer à la rédemption opérée par le Seigneur et de partager sa gloire.

Paul VI pape de 1963 à 1978



Vidéo: Flash infos: Jésus est Réssuscité! – Breaking news: Jésus is Risen!

Suivez l’interview exclusive de Nestorius, Rébécca, Pilate, André et Marie réalisée par les Pères Éric Jacquet et Bruno Novitski de la Mission (www.mission-lazariste-bondues.fr) à Bettange le 23/4/2011 (Communauté de Paroisses St Wendelin http://stwendelinaupaysdenied.over-blog.com ).
Enregistrement par www.mission-web.com



Adorer le Corps du Christ – Benoît XVI


Adorer le Corps du Christ veut dire croire qu’en lui,
dans ce morceau de pain, il y a réellement le Christ,
qui donne un vrai sens à la vie, à l’immense univers et
à la créature la plus petite, à toute l’histoire humaine
comme à la plus brève existence.

L’adoration est prière qui prolonge la célébration et
la communion eucharistique et dans laquelle
l’âme continue à se nourrir: à se nourrir d’espérance,
parce que Celui devant lequel nous nous prosternons
ne nous juge pas, ne nous écrase pas,
mais nous libère et nous transforme.

Pape Benoît XVI



Ecouter le Christ et le suivre – Jean-Paul II

      Aux jeunes, pour les JMJ de 2005 à Cologne (écrit le 6 août 2004) – Extrait.

      Ecouter le Christ et l’adorer conduit à faire des choix courageux, à prendre des décisions parfois héroïques. Jésus est exigeant car il veut notre bonheur authentique. Il appelle certains à tout quitter pour le suivre dans la vie sacerdotale ou consacrée. Que ceux qui entendent cette invitation n’aient pas peur de lui répondre ’oui’ et qu’ils se mettent généreusement à sa suite. Mais, en dehors des vocations particulières de consécration, il y a la vocation propre de tout baptisé : elle aussi est une vocation à ce « haut degré » de la vie chrétienne ordinaire qui s’exprime dans la sainteté (cf. Novo millennio ineunte, 31). Lorsqu’on rencontre le Christ et que l’on accueille son Évangile, la vie change et l’on est conduit à communiquer aux autres sa propre expérience.

      Tant de nos contemporains ne connaissent pas encore l’amour de Dieu ou cherchent à remplir leur cœur de succédanés insignifiants. Il est donc urgent d’être des témoins de l’amour contemplé dans le Christ. L’invitation à participer à la Journée Mondiale de la Jeunesse s’adresse également à vous, chers amis qui n’êtes pas baptisés ou qui ne vous reconnaissez pas dans l’Église. N’avez-vous pas, vous aussi, soif d’Absolu ? N’êtes-vous pas en quête de « quelque chose » qui donne sens à votre existence ? Tournez-vous vers le Christ et vous ne serez pas déçus.

Jean-Paul II (+2005)



Sermon aux néophytes – St Jean Chrysostome

Sermon aux néophytes – Saint Jean Chrysostome

      Veux-tu connaître la puissance du sang de Jésus-Christ? Revenons à la figure qui l’annonce, aux événements anciens qui se passèrent en Égypte, et que raconte l’Écriture. A cette époque Dieu a voulu envoyer la dixième plaie aux Égyptiens et frapper la nuit tous les premiers-nés, vers minuit, parce qu’on retenait par force son premier-né, le peuple élu.

      Pour ne pas frapper le peuple juif en même temps que les Égyptiens – les deux habitant le même pays – il donna un signe distinctif, un signe merveilleux pour que tu discernes la puissance de la vérité signifiée. Déjà la colère de Dieu menace et l’on redoute l’ange exterminateur qui doit visiter toute demeure. C’est à ce moment que Moïse donne l’ordre: « Immolez un agneau d’un an, sans défaut, et de son sang marquez vos portes. » (Exode, 12, 7) Comment? Le sang d’un agneau peut-il sauver des hommes doués de raison? Certainement pas en tant qu’il est du sang, mais parce qu’il figure le sang du Maître. La statue de l’empereur inanimé et sans vie donne abri, selon le droit antique, à tout homme vivant qui s’y réfugie, non point parce qu’elle est en fonte, mais parce qu’elle représente l’empereur. Il en est de même du sang inanimé et sans vie de l’agneau, il peut sauver des âmes humaines, non point parce qu’il est du sang, mais parce qu’il figure le sang du Christ. L’ange exterminateur en voyant le sang de l’agneau sur les portes passait et n’osait pas entrer, à plus forte raison l’ennemi se tiendra-t-il à distance en apercevant non le sang de l’agneau aux linteaux des portes, mais le sang véritable du Christ aux lèvres des fidèles, aux portes des temples vivants de Dieu? Si l’ange craignait déjà la figure, à plus forte raison le démon fuit-il la réalité!

      Veux-tu connaître encore mieux la puissance du sang du Christ, souviens-toi de son origine. Il a coulé du côté du Maître en croix. Quand Jésus eut expiré, encore en croix, raconte l’Écriture, un soldat vint et lui ouvrit le côté avec une lance. « Il en coula de l’eau et du sang » (Jean, 19, 34). L’eau symbolise le baptême, le sang est la figure de l’Eucharistie. Voilà pourquoi il est écrit: il coula du sang et de l’eau, mais d’abord de l’eau, puis du sang. Nous sommes d’abord lavés dans le baptême, puis gratifiés du sacrement eucharistique.

      La lance du soldat ouvrit le côté et brisa le mur du temple saint. Voici, j’y ai trouvé un trésor de grâce. Il en fut de même de l’agneau pascal. Les Juifs immolaient l’agneau, et nous, nous avons cueilli le fruit de la figure: Du côté coula du sang et de l’eau.

      Ne passe pas à pieds joints sur cet épisode, riche de significations et considère un autre mystère qui s’y cache. J’ai dit l’eau et le sang sont les symboles du baptême et de l’Eucharistie. Dans les deux sacrements, le bain de la nouvelle naissance et le mystère eucharistique qui tirent leur origine du côté transpercé du Christ, est fondée l’Église.

      De ce côté ouvert Jésus a bâti l’Église, comme Ève à tire son origine du côté d’Adam. Voilà pourquoi Paul a pu écrire: « Nous sommes de sa chair et de ses os » (Éphésiens, 5, 30), en pensant à la plaie du côté. Dieu a pris le côté du flanc d’Adam pour former la femme, le Christ même nous donne sang et eau de son côté pour former l’Église. De même que Dieu avait pris la côté d’Adam pendant qu’il dormait, en extase, de même Jésus nous donne sang et eau, après s’être endormi dans la mort. Là le sommeil d’Adam, ici le sommeil de la mort.

      Voyez donc combien le Christ est uni à son épouse. Voyez avec quelle nourriture il nous rassasie. Il est lui-même notre nourriture et notre festin. Comme une femme nourrit son enfant de son lait maternel, en quelque sorte avec son propre sang, ainsi le Christ nourrit sans cesse ceux à qui il a donné la vie de la nouvelle naissance, au prix de son propre sang.

Saint Jean Chrysostome (+ vers 407)   



Priez le maître d’envoyer des ouvriers pour sa maison

      Ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés, au peuple de Dieu. Et, en premier lieu, ce peuple qui reçut les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair, peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause des pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons ni de son appel.

      Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour.

      Et même des autres, qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses, et puisqu’il veut, comme Sauveur, que tous les hommes soient sauvés.

Concile de VATICAN II   



SAINTE MARIE

Sainte Marie, Mère de Dieu,
gardez-moi un coeur d’enfant, pur et transparent comme une source.
Donnez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses;
un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion;
un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien, et ne tienne rancune d’aucun mal;
Donnez-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre coeur devant votre divin Fils;
un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse;
un coeur tourmenté de la gloire de Jésus Christ,
blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel!

Père de Grandmaison
Jésuite (+ 1927)