"En effet, de faux messies, et de faux prophètes se lèveront et produiront des signes formidables et des prodiges, au point d'égarer, s'il était possible, même les élus. Voilà je vous ai prévenus, dit JESUS"... Matthieu 24, 24.

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Textes pour la méditation

Psaume 63 et commentaire
Paul Claudel
Saint Maximilien-Marie Kolbe
Aimer Dieu - St Bernard de Clairveaux
Cyprien de Carthage: Que ta volonté soit faite!
Pensées de Saint François de Sales:
      - patience
      - persévérence
      - a chaque jour suffit sa peine
      - vraies et fausses croix
      - obligé de souffrir?
      - la sainteté...
      - qu'il est difficile d'être chrétien
      - et Satan, pour finir?
Marthe Robin : La prière...
Sr Emmanuelle Billoteau
Clément de Rome: Jeûne, aumône, prière. Un seul mot les résume tous : l'amour

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Cyprien de Carthage: Que ta volonté soit faite !


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Quelle est la volonté de Dieu pour moi ?

Saint Cyprien était évêque de Carthage entre 249 et 258. L'Église dont il avait la charge connaissait alors la persécution. Les chrétiens n'étaient pas tous des héros. Beaucoup d'entre-eux reculaient devant les souffrances qui s'annonçaient. Saint Cyprien les exhorte à tenir ferme dans leur foi au Christ Sauveur. Il leur donnera lui-même l'exemple en recevant la couronne du martyre le 14 septembre 258 sous la persécution de Valérien. Tel est le contexte à partir duquel saint Cyprien commente le Notre Père.


La volonté de Dieu, c'est ce que le Christ a fait et enseigné :

L'humilité dans la conduite
La fermeté dans la foi
La retenue dans les paroles
La justice dans les actions
La miséricorde dans les oeuvres
La rectitude dans les moeurs.

Être incapable de faire le mal
Le tolérer quand il nous touche
Garder la paix avec les frères.

Chérir le Seigneur de tout son coeur
Aimer en lui le Père
Craindre Dieu.

Ne rien préférer au Christ
Lui-même n'a rien préféré à nous.

S'attacher inébranlablement à son amour
Se tenir à sa croix avec force et confiance.

Dans la lutte pour son nom et son honneur
Témoigner avec constance de sa foi.

Montrer, sous la torture
Cette confiance qui soutient notre combat
Dans la mort,
Cette persévérance qui nous obtient la couronne.

C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ
C'est cela, obéir au commandement de Dieu
C'est cela accomplir la volonté du Père.


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Pensées de Saint François de Sales


Saint François de Sales docteur de l'glise catholique
1567 - + 28 décembre 1622

Ces lettres sont écrites en vieux français. Vous pouvez faire afficher un petit glossaire en cliquant sur ce lien.


François de Sales, saint (1567-1622), prélat et écrivain catholique français. Né à Thorens, d'une famille de vieille noblesse savoyarde, il fit ses études à Paris, au collège jésuite de Clermont, et à l'université de Padoue où il obtint le titre de docteur en droit en 1591. Ordonné prêtre deux ans plus tard, il fut envoyé en 1594 dans le Chablais, ancienne région du duché de Savoie, afin de convertir les calvinistes. Il fut nommé évêque de Genève en 1602. En 1610, il participa, avec sainte Jeanne de Chantal, à la fondation de l'ordre de la Visitation, consacré en particulier aux personnes qui, du fait de leur handicap physique, ne pouvaient entrer dans les ordres. Trois ouvrages, Introduction à la vie dévote (1609), Traité de l'amour de Dieu (1616) et Entretiens spirituels (publication posthume, 1629) contiennent l'essentiel de sa direction spirituelle: aider les chrétiens à se comporter, tout en vivant dans le monde, en disciples de Dieu. Ils révèlent un humanisme érudit et une écriture nouvelle. Canonisé en 1665, proclamé docteur de l'Église en 1877, saint François de Sales est considéré comme le patron des écrivains catholiques. Fête le 4 octobre.


C'est le meilleur de ne rien désirer et ne rien refuser.

Entre les exercices des vertus, nous devons préférer celui qui est plus conforme à notre devoir, et non pas celui qui est plus conforme à notre goût.

Faites comme les petits enfants qui de l'une des mains se tiennent à leur père, et de l'autre cueillent des fraises ou des mûres le long des haies...

Il n'y a nulle si bonne et désirable finesse que la simplicité.

Les maladies du coeur, aussi bien que celles du corps, viennent à cheval et en poste, mais elles s'en revont à pied et au petit pas.

Les scrupules sont fils de l'orgueil le plus fin.


Mais prenez garde que l'amour-propre ne vous trompe, car quelquefois il contrefait si bien l'amour de Dieu qu'on dirait que c'est lui...

Soyez patient avec tout le monde, mais surtout avec vous-même.


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Patience


       Ne nous troublons point de nos imperfections, car notre perfection consiste à les combattre, et nous ne saurions les combattre sans les voir, ni les vaincre sans les rencontrer. Notre victoire ne consiste pas à ne les sentir point, mais à ne point leur consentir; mais ce n'est pas leur consentir que d'en être incommodé! Il faut bien que pour l'exercice de notre humilité, nous soyons quelquefois blessés en cette bataille spirituelle; néanmoins nous ne sommes jamais convaincus sinon lorsque nous avons perdu ou la vie, ou le courage. Or, les imperfections et péchés véniels ne nous sauraient ôter la vie spirituelle, car elle ne se perd que par le péché mortel; il reste donc seulement qu'elles ne nous fassent point perdre le courage... C'est une heureuse condition pour nous en cette guerre, que nous soyons toujours vainqueurs, pourvu que nous voulions combattre.

Introduction à la Vie dévote, I, 5 (III. p. 27)


Persévérance


      N'aimez rien trop, je vous supplie, non pas même les vertus, que l'on perd quelquefois en les outrepassant... Soyons ce que nous sommes, et soyons-le bien, pour faire honneur au Maître Ouvrier duquel nous sommes la besogne... Soyons ce que Dieu veut, pourvu que nous soyons siens, et ne soyons pas ce que nous voulons contre son intention; car, quand nous serions les plus excellentes créatures du ciel, de quoi nous servirait cela, si nous ne sommes pas au gré de la volonté de Dieu?

Lettre à la Présidente Brûlart, 10 juin 1605 (XIII, pp. 53-54)


À chaque jour suffit sa peine...


      ....Comme il vous a chargée de ses âmes, chargez-le de la vôtre, afin qu'il porte tout lui-même, et vous et votre charge sur vous... Et pour bien couper le chemin à tant de répliques que la prudence humaine, sous le nom d'humilité, a accoutumé de faire en telles occasions, souvenez-vous que Notre-Seigneur ne veut pas que nous demandions notre pain annuel, ni mensuel, ni hebdomadaire, mais quotidien. Tâchez de faire bien aujourd'hui, sans penser au jour suivant; puis, le jour suivant, tâchez de faire de même; et ne pensez pas à ce que vous ferez pendant tout le temps de votre charge, mais allez de jour en jour passant votre office, sans étendre votre souci, puisque votre Père céleste qui a soin aujourd'hui, aura soin demain et passé demain de votre conduite, à mesure que, connaissant votre infirmité, vous n'espérerez qu'en sa providence.

Lettre à la prieure du Carmel de Chartres, été 1620 (XIX, pp. 300-301)


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Vraies et fausses croix


      Il y en a qui demandent des croix, et il ne leur semble jamais que Notre-Seigneur leur en donnera assez pour satisfaire à leur ferveur; moi, je n'en demande point, seulement je désire de me tenir prête pour porter celles qu'il plaira à sa Bonté de m'envoyer, le plus patiemment et humblement que je pourrai... J'aimerais mieux porter une petite croix de paille que l'on me mettrait sur les épaules sans mon choix, que non pas d'en aller couper une bien grande dans un bois avec beaucoup de travail, et la porter par après avec une grande peine; et je croirais, comme il serait véritable, être plus agréable à Dieu avec la croix de paille, que non pas avec celle que je me serais fabriquée avec plus de peine et de sueur, parce que je la porterais avec plus de satisfaction pour l'amour-propre qui se plaît tant à ses inventions et si peu à se laisser conduire et gouverner en simplicité, qui est ce que je vous désire le plus. Faire tout simplement tout ce qui nous est commandé, ou par les règles, ou par les constitutions, ou bien par nos supérieurs, et puis nous tenir en repos pour tout le reste, tant près de Dieu que nous pourrons.

Vrais Entretiens spirituels, Appendice IID (VI, pp. 447-448)


Le chrétien est-il obligé de souffrir?


      L Le Pater que vous dites pour le mal de tête n'est pas défendu; mais mon Dieu, ma Fille, non, je n'aurais pas le courage de prier Notre-Seigneur, par le mal qu'il a en la tête, de n'avoir point de douleurs en la mienne; a-t-il enduré afin que nous n'endurions pas? Sainte Catherine de Sienne voyant que son Sauveur lui présentait deux couronnes, une d'or, l'autre d'épines: « Oh je veux la douleur, dit elle, pour ce monde; l'autre sera pour le ciel! » (Vie, II, 4) Je voudrais employer le couronnement de Notre-Seigneur pour obtenir une couronne de patience autour de mon mal de tête.

Lettre à une religieuse, début 1618 (XVII, p. 341)


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La sainteté est de vouloir ce que Dieu veut...


      Il ne faut pas juger des choses selon notre goût, mais selon celui de Dieu. C'est le grand mot: si nous sommes saints selon notre volonté, nous ne le serons jamais bien; il faut que nous le soyons selon la volonté de Dieu. Or, la volonté de Dieu est que, pour l'amour de lui, vous fassiez librement ainsi: que vous aimiez franchement l'exercice de votre état. Je dis que vous l'aimiez et chérissiez, non point pour ce qui est extérieur et qui peut regarder la sensualité en elle-même, mais pour l'intérieur, parce que Dieu l'a ordonné, parce que, sous cette vile écorce, la sainte volonté de Dieu s'accomplit. Mon Dieu, que nous nous trompons souvent! Je vous dis encore une fois qu'il ne faut point regarder à la condition extérieure des actions, mais à l'intérieur, c'est-à-dire si Dieu le veut ou ne le veut point.

Lettre à la Présidente Brûlart, septembre 1606 (XIII, p. 214)


Qu'il est difficile d'être chrétien!


      Dieu a été si bon en notre endroit, qu'il a institué des sacrements en son Église pour toutes sortes de vocations, et sa Providence a voulu qu'en toutes les conditions il y eut des saints: des rois, des empereurs, des princes, des prélats, des mariés, des veuves, des clercs, des religieux. Tous se peuvent sauver en observant les commandements;

      . ... et pourtant, il y en a si peu dans le christianisme qui s'adonnent à la véritable vertu*! Grâce à Dieu, il y a partout des chrétiens, en France, en Europe, en Asie, en Afrique, enfin dans tous les pays du monde; mais le malheur est qu'il y en a si peu qui fassent profession de vrais chrétiens, que c'est grande pitié. Ils pensent faire beaucoup quand ils se gardent des gros péchés, comme de dérober, de tuer et choses semblables; et on dit: c'est un homme de bien. Néanmoins, ils ne se soucient point des conseils que Notre-Seigneur donne, lesquels sont: Qui veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, prenne sa croix et me suive (Mt 16, 24), et tant d'autres beaux enseignements qui nous peuvent faire arriver à la perfection.

       Mes chères filles, vous avez mieux fait que tous ceux-là, car encore qu'ils se puissent sauver chacun selon sa vocation, bien qu'avec grande peine, ils sont si enfoncés dans la terre, dans les richesses, dans les vanités, que malaisément ils s'acquittent de leurs devoirs envers Dieu; bienheureux néanmoins sont-ils, si parmi tant d'empêchements ils suivent Notre-Seigneur selon leur capacité!

Sermon du 21 mars 1624 (X, pp. 36-37)


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Et Satan, pour finir?


      Laissez enrager l'ennemi à la porte: qu'il heurte, qu'il frappe, qu'il crie, qu'il hurle et fasse du pis qu'il pourra: nous sommes assurés qu'il ne saurait entrer en notre âme que par la porte de notre consentement. Tenons-la bien fermée, et de tout le reste ne nous soucions point, car il n'y a rien à craindre.

Lettre à Madame Bourgeois, avril 1605 (XIII, p. 28)


      Dieu permet que le malin forgeron de semblables besognes [= les tentations contre la foi] les nous vienne présenter à vendre, afin que, par le mépris que nous en ferons, nous puissions témoigner notre affection aux choses divines. Et pour cela, ma chère Soeur, ma très chère Fille, faut-il s'inquiéter, faut-il changer de posture? Ô Dieu, nullement! C'est le diable qui va partout autour de notre esprit (cf. 1Pi, 5, 8), furetant et brouillant, pour voir s'il pourrait trouver quelque porte ouverte. Il faisait comme cela avec Job, avec saint Antoine, avec sainte Catherine de Sienne et avec une infinité de bonnes âmes que je connais, et avec la mienne qui ne vaut rien et que je ne connais pas. Eh quoi? Pour tout cela, ma bonne Fille, faut-il se fâcher? Laissez-le se morfondre et tenez toutes les avenues bien fermées: il se lassera enfin, ou, s'il ne se lasse, Dieu lui fera lever le siège. Souvenez-vous ce que je pense vous avoir dit une autre fois: c'est bon signe qu'il fasse tant de bruit et de tempêtes autour de la volonté, c'est signe qu'il n'est pas dedans...

      Enfin notez ceci: pendant que la tentation vous déplaira, il n'y a rien à craindre; car, pourquoi vous déplaît-elle, sinon parce que vous ne la voulez pas?

      Au demeurant, ces tentations si importantes viennent de la malice du diable; mais la peine et la souffrance que nous en ressentons vient de la miséricorde de Dieu, qui, contre la volonté de son ennemi, tire de la malice de celui-ci la sainte tribulation par laquelle il affine l'or qu'il veut mettre en ses trésors (Cf. Sg 3, 5-6). Je dis donc ainsi: vos tentations sont du diable et de l'enfer, mais vos peines et afflictions sont de Dieu et du paradis; les mères sont de Babylone, mais les filles sont de Jérusalem. Méprisez les tentations, embrassez les tribulations.

Lettre à Jeanne de Chantal, 18 février 1605 (XIII, pp. 9-11).


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Marthe Robin : La prière...


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  • Qui dira ce que la prière peut mettre et répandre dans une âme,
    de vérité, de paix, de force, de consolation, d'espérance.
    Elle n'est pas seulement de la lumière, elle est de la chaleur, elle est de la vie.

  • La prière est le parfum qui charme, la fraîcheur qui captive,
    l'aimant qui attire, la grâce qui enivre, la douceur qui enchante.
    Si l'âme est triste, elle la relève,
    si elle dort, elle l'éveille,
    si elle est joyeuse, elle la modère,
    si elle est dans les ténèbres, c'est le rayon divin
    qui doucement descend sur elle et la ravit en Dieu.

  • Penser à Dieu, c'est prier.

  • Ne récitons pas notre prière, prions-la.
    C'est l'âme qui doit commander nos mouvements.
    C'est l'âme qui doit ployer nos genoux, incliner notre corps,
    c'est l'âme qui doit joindre nos mains, abaisser nos paupières ou plonger nos regards vers le ciel.
    C'est l'âme qui, montant vers Dieu, entraîne tout l'être à sa suite.



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Sr Emmanuelle Billoteau


"... Ainsi nous appartient-il de "mettre notre confiance en Dieu" dans le concret de notre vie : en refusant de nous laisser dominer par une inquiétude mortifère, de nous fermer à autrui pour nous protéger ...

De même, préférer la lecture et la rumination de la Parole à notre ronron intérieur ou à des échanges futiles est une option éminemment personnelle.

Car n'oublions pas qu'il ne peut y avoir de vie et de joies spirituelles authentiques sans effort : travail sur soi, étude des Ecritures, prière assidue, charité vécue."

Sr Emmanuelle Billoteau.
Prions en Eglise - février 2007


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Jeûne, aumône, prière. Un seul mot les résume tous: l'amour
Clément de Rome


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Clément I, troisième successeur de Pierre, (88-97), est l'auteur d'une lettre qui serait le premier document en faveur de la suprématie de l'évêque de Rome. Il intervient ici auprès de l'Église de Corinthe en proie à des troubles internes graves entres factions rivales qui s'adressent les unes à Jean, dernier apôtre encore vivant, les autres à Clément. Dans cette lettre, exposé de la foi telle que vécue à la fin du 1er siècle, Clément mêle une bonté paternelle à une fermeté et un sens inné de l'autorité. Saint Irénée de Lyon écrivait: « Clément a connu les bienheureux apôtres, il avait encore à l'oreille la prédication apostolique et leur souvenir devant les yeux. » Origène soutient qu'il était le compagnon de Paul (Ph.4.3), mais le doute place sur cette affirmation. Clément est reconnu comme la Patron des mariniers pour avoir été martyrisé en étant précipité au fond de la mer une ancre de marine accrochée au cou.


« Que celui qui possède l'amour en Christ accomplisse les commandements du Christ !
Le lien de l'amour de Dieu, qui l'expliquera ?
Sa sublime beauté qui l'exprimera avec justesse ?
La hauteur à laquelle l'amour nous élève est ineffable.
L'amour nous unit étroitement à Dieu.
L'amour couvre une multitude de péchés (1 P 4, 8).
L'amour supporte tout,
L'amour patiente en tout.
Rien de vil dans l'amour,
Rien d'orgueilleux.
L'amour ne sème pas la division,
Il ne fomente pas la sédition.
Il accomplit tout dans la concorde.
Dans l'amour, tous les élus de Dieu sont amenés à la perfection.
Sans amour, rien n'est agréable à Dieu.
C'est dans l'amour que le Maître nous a pris à lui;
c'est à cause de l'amour qu'il a eu pour nous,
que Notre Seigneur Jésus-Christ a donné son sang pour nous, selon la volonté de Dieu,
sa chair pour notre chair, son âme pour nos âmes.
Voyez, bien-aimés, combien l'amour est grand et admirable. Sa perfection ne peut être explicitée.
Qui peut être trouvé en lui, sinon celui que Dieu aura rendu digne?

Prions-le donc, et implorons sa miséricorde afin que nous soyons trouvés dans l'amour, sans partialité humaine, irréprochables.

Depuis Adam jusqu'à ce jour, toutes les générations ont passé, mais ceux qui ont été trouvés dans l'amour, selon la grâce de Dieu, posséderont le séjour des saints, lesquels seront manifestés lors de la manifestation de la royauté du Christ. De fait, il est écrit : Entrez dans vos chambres un instant, jusqu'à ce que soient passées ma colère et ma fureur; et je me souviendrai d'un jour favorable, et je vous relèverai de vos tombeaux (Is 26, 20 ; Ez 37, 12).

Bienheureux sommes-nous, bien-aimés, si nous accomplissons les commandements de Dieu dans la concorde de l'amour, pour que nos péchés nous soient remis à cause de l'amour. Car il est écrit: Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et les péchés couverts. Bienheureux l'homme à qui le Seigneur n'impute son péché et dont la bouche est sans fraude (Ps 31,1-2).

Cette béatitude a été composée pour ceux qui ont été élus de Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »


Clément de Rome, pape et martyr
Lettre aux Corinthiens, 49-50.


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