Archives par mot-clé : Paul



Attendre comme Veilleur! P. JL BARTHELMÉ

D’Isaïe à St Paul, au travers des Ecritures, le Père Jean-Louis Barthelmé nous fait partager l’espérance de celui qui veille en attendant le Messie.

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Bon film 🙂
jean-marie



ACTE D’ABANDON à LA MISÉRICORDE de Jean Paul II

ACTE D’ABANDON à LA MISÉRICORDE
de Jean Paul II

Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans
que Tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance,
Tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini.
Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies,
des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé,
des deuils, comme cela arrive à tout le monde.
Avec ta grâce et ton secours,
j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi.
Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience
et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour.
Mon âme te chante sa reconnaissance.
Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage
des personnes âgées que Tu éprouves fortement :
elles sont paralysées, handicapées, impotentes
et souvent n’ont plus la force de Te prier,
d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales
et ne peuvent plus T’atteindre à travers leur monde irréel.
Je vois agir ces gens et je me dis : « Si c’était moi ? »
Alors, Seigneur, aujourd’hui même,
tandis que je jouis de la possession
de toutes mes facultés motrices et mentales,
je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté,
et dès maintenant je veux que si l’une ou l’autres de ces épreuves m’arrivait,
elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes.
Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce
les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide.
Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau
et anéantir ma lucidité, déjà,
Seigneur, ma soumission est devant Toi
et se poursuivra en une silencieuse adoration.
Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser,
je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre
soit une suite ininterrompue d’actions de grâce
et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour.
Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie,
se présentera devant toi pour chanter tes louanges éternellement.

1985, 20 ans avant sa mort.

 

HOMÉLIE DE S. AUGUSTIN POUR LA FÊTE DES APÔTRES PIERRE ET PAUL

HOMÉLIE DE S. AUGUSTIN POUR LA FÊTE DES APÔTRES PIERRE ET PAUL

Ils ont vu ce qu’ils ont prêché

Le martyre des saints Apôtres Pierre et Paul a fait pour nous de ce jour un jour sacré. Nous ne parlons pas de quelques martyrs obscurs : Ce qu’ils proclament a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu’au bout du monde. Ces martyrs ont vu ce qu’ils ont prêché, après avoir vécu selon la justice, en proclamant la vérité, en mourant pour la vérité.

C’est le bienheureux Pierre, le premier des Apôtres, celui qui aimait fougueusement le Christ, qui a eu le bonheur de s’entendre dire : Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre. Car lui-même venait de dire : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Et le Christ lui dit alors : Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Sur cette pierre je bâtirai la foi que tu viens de confesser. Sur cette parole que tu viens de dire : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant, je bâtirai mon Église. Car tu es Pierre. Le nom de Pierre vient de la pierre, et non l’inverse. Le nom de Pierre vient de la pierre, comme « chrétien » vient de Christ. ~

Ainsi que vous le savez, le Seigneur Jésus, avant sa passion, choisit ses disciples, et leur donna le nom d’Apôtres. Parmi eux, c’est Pierre qui, presque en toute circonstance, mérita de personnifier toute l’Église à lui seul. C’est parce qu’il personnifiait l’Église à lui seul qu’il a eu le bonheur de s’entendre dire : Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux. En effet, ce n’est pas un homme seul, mais l’Église dans son unité, qui a reçu ces clefs. Ceci met en relief la prééminence de Pierre, car il a représenté l’universalité et l’unité de l’Église lorsqu’il lui fut dit : Je te confie, alors que c’était confié à tous. En effet, pour que vous sachiez que c’est l’Église qui a reçu les clefs du Royaume des cieux, écoutez ce que le Seigneur dit à tous ses Apôtres dans un autre endroit : Recevez l’Esprit Saint. Et aussitôt : Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. ~

Et c’est encore à juste titre que le Seigneur, après sa résurrection, confia à Pierre en personne la charge de faire paître ses brebis. Car il n’est pas le seul parmi les disciples qui méritait de faire paître les brebis du Seigneur ; mais si le Christ parle à un seul, c’est pour mettre en valeur l’unité. Et il s’adresse en premier à Pierre parce que Pierre est le premier parmi les Apôtres. ~ Ne sois pas triste, Apôtre, d’être interrogé trois fois : réponds une fois, réponds deux fois, réponds trois fois. Que ta confession soit victorieuse trois fois par l’amour, parce que ta présomption a été trois fois vaincue par la crainte. Il faut délier trois fois ce que tu avais lié trois fois. Délie par l’amour ce que tu avais lié par la crainte. Et cependant le Seigneur, une fois, deux fois, et trois fois, a confié ses brebis à Pierre. ~

En un même jour, on célèbre la passion de deux Apôtres ! Mais ces deux ne faisaient qu’un : bien qu’ils aient souffert à des jours différents, ils ne faisaient qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. ~ Nous célébrons le jour de fête de ces Apôtres, consacré pour nous par leur sang. Aimons leur foi, leur vie, leurs labeurs, leurs souffrances, ce qu’ils confessaient, ce qu’ils prêchaient.



Seigneur, apprenez-nous à aimer – St Vincent de Paul

Ô Seigneur,
vous êtes venu nous apprendre
à aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Vous nous avez montré, par votre vie,
que le service des pauvres est préférable à tout.
Aidez-nous à comprendre
que ce n’est point vous quitter
que de vous quitter pour eux.
Vous qui avez voulu être pauvre,
vous vous révélez dans les pauvres.
En eux, Seigneur, nous vous rencontrons,
en les servant, nous vous servons.

St Vincent de Paul (1581-1660)



Aux femmes – Pape Paul VI

Aux femmes

       L’heure vient, l’heure est venue, où la vocation de la femme s’accomplit en plénitude, l’heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu’ici. C’est pourquoi, en ce moment où l’humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l’esprit de l’Évangile peuvent tant pour aider l’humanité à ne pas déchoir. Épouses, mères de famille, premières éducatrices du genre humain dans le secret des foyers, transmettez à vos fils et à vos filles les traditions de vos pères, en même temps que vous les préparerez à l’insondable avenir. Souvenez-vous toujours qu’une mère appartient, par ses enfants, à cet avenir qu’elle ne verra peut-être pas. Et vous aussi, femmes solitaires, sachez bien que vous pouvez accomplir toute votre vocation de dévouement. La société vous appelle de toutes parts. Et les familles même ne peuvent vivre sans le secours de ceux qui n’ont pas de famille. Vous, surtout, vierges consacrées, dans un monde où l’égoïsme et la recherche du plaisir voudraient faire la loi, soyez les gardiennes de la pureté, du désintéressement, de la piété. Femmes de tout l’univers, chrétiennes ou incroyantes, vous à qui la vie est confiée en ce moment si grave de l’histoire, à vous de sauver la paix du monde!

Paul VI – Pape de 1963 à 1978



Signe de la Providence – St Vincent de Paul

      C’est une belle chose de lire ce qui est rapporté de la belle-mère de saint Pierre dans l’Évangile (Lc 4, 38-44). Cette bonne femme, étant malade d’une fâcheuse fièvre, entendait dire que notre Seigneur était en Capharnaüm, qu’il faisait de grands miracles, guérissant les malades, chassant les diables des possédés, et autres merveilles. Elle savait que son gendre était avec le Fils de Dieu et pouvait dire à saint Pierre: « Mon fils, votre maître est puissant et a le pouvoir de me délivrer de cette maladie. » Quelque temps après, voilà que notre Seigneur vint dans sa maison, où elle ne témoigne point d’impatience pour son mal; elle ne se plaint point, elle ne prie point son gendre, non pas même notre Seigneur, car elle lui pouvait dire: « Je sais que vous avez la puissance de guérir toutes sortes de maladies, Seigneur; ayez compassion de moi. » Pourtant elle ne dit rien de tout cela, et notre Seigneur, voyant son indifférence, commanda à la fièvre de la quitter; et au même instant elle fut guérie.

      Dans toutes les choses fâcheuses qui nous arrivent, ne nous mettons point en peine, abandonnons tout cela à la Providence et qu’il nous suffise que notre Seigneur nous voit et sait ce que nous endurons pour son amour et pour imiter les beaux exemples qu’il nous a donnés, particulièrement au jardin des Oliviers, lorsqu’il accepta le calice, pour nous exciter à l’indifférence; car, bien qu’il demandât qu’il passât, si faire se pouvait, sans qu’il le bût, il ajouta aussitôt que la volonté de son Père soit faite.

St Vincent de Paul (+1660)
a fondé avec Louise de Marillac les Filles de la Charité.
Il fut aussi formateur de prêtres et fonda la société des Prêtres de la Mission (Lazaristes)



Les moyens de grandir – St Vincent de Paul

      Les moyens que vous avez pour bien faire ce que Dieu demande de vous, c’est de penser que vous ne pouvez rien faire de bien, croyant que vous ne ferez rien et ne serez capables de rien sans la grâce particulière de Dieu. Voilà un grand moyen: c’est une grande humilité de vous-mêmes.

      Le deuxième moyen, c’est la charité premièrement et l’union entre vous, grande charité et support! Car il arrivera que vous pourrez avoir entre vous quelque chose qui vous fera peine; mais supportez-le; et s’il vous arrive de vous donner quelque mécontentement, l’une à l’autre, aussitôt il faut vous demander pardon. Je vous prie [de vous regarder mutuellement] comme la personne de Notre Seigneur, et comme la Sainte Vierge.

      Le troisième moyen, c’est l’humilité envers les autres, grande humilité envers tout le monde, estimer tout le monde et préférez tous les autres à vous.

      Voilà donc les moyens: l’humilité de vous-mêmes; le second, la charité vers tout le monde, particulièrement les malades; le troisième, l’humilité vers tout le monde. Mais parce que vous ne pouvez faire cela sans la grâce particulière de Dieu, donnez-vous bien à lui de tout votre coeur et demandez-lui bien son assistance pour cela.

St. Vincent de Paul (+1660)
fondateur avec Louise de Marillac des « Filles de la Charité ».
Fondateur de la Société des Prêtres de la Mission (Lazaristes)



La sainteté exemplaire de la Vierge Marie – Paul VI

La sainteté exemplaire de la Vierge Marie

      La sainteté exemplaire de la Vierge entraîne les fidèles à lever « leurs yeux vers Marie comme modèle des vertus qui rayonne sur toute la communauté des élus ». Vertus solides, évangéliques:

       – la foi et l’accueil docile de la Parole de Dieu (cf. Lc 1, 26-38; 1, 45; 11, 27-28; Jn 2, 5);
       – l’obéissance généreuse (cf. Lc 1, 38);
       – l’humilité sincère (cf. Lc 1, 48);
       – la charité empressée (cf. Lc 1, 39-56);
       – la sagesse réfléchie (cf. Lc 1, 29.34; 2, 19. 33. 51);
       – la piété envers Dieu, qui la rendit zélée dans l’accomplissement des devoirs religieux (cf. Lc 2, 21. 22-40, 41), reconnaissante pour les dons reçus (cf. Lc 1, 46-49), offrande dans le Temple (cf. Lc 2, 22-24), priante dans la communauté apostolique (cf. Ac 1, 12-14);
       – la force d’âme dans l’exil (cf. Mt 2, 13-23), dans la douleur (cf. Lc 2, 34-35. 49; Jn 19, 25);
       – la pauvreté pleine de dignité et de confiance en Dieu (cf. Lc 1, 48; 2, 24);
       – la prévenance attentive envers son Fils, de l’humilité de la crèche à l’ignominie de la croix (cf. Lc 2, 1-7; Jn 19, 25-27);
       – la délicatesse prévoyante (cf. Jn 2, 1-11);
       – la pureté virginale (cf. Mt 1, 18-25; Lc 1, 21-38);
       – l’amour conjugal fort et chaste.

      De ces vertus de la Mère s’orneront les fils qui, avec ténacité, regardent ses exemples pour les reproduire dans leur vie. Et une telle progression dans la vertu apparaîtra comme la conséquence et le fruit déjà venu à maturité de cette force pastorale qui se dégage du culte rendu à la Vierge.

Paul VI, Marialis cultus, 57



L’ÉGLISE, VILLE DES PAUVRES – St Vincent de Paul

Tous les hommes composent un corps mystique; nous sommes tous membres les uns des autres. On n’a jamais ouï (=entendu) qu’un membre, non pas même dans les animaux, ait été insensible à la douleur d’un autre membre, qu’une partie de l’homme soit froissée, blessée ou violentée, et que les autres ne s’en ressentent pas. Cela ne se peut. Tous nos membres ont tant de sympathie et de liaison ensemble que le mal de l’un est le mal de l’autre. À plus forte raison, les chrétiens, étant membres d’un même corps et membres les uns des autres, se doivent-ils de compatir. Quoi! être chrétien et voir son frère affligé, sans pleurer avec lui, sans être malade avec lui! C’est être sans charité; c’est être chrétien en peinture; c’est n’avoir point d’humanité; c’est être pire que les bêtes (XII, 271)

St Vincent de Paul